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Ce sermon se conclut par la notice suivante (en Latin – je traduis) : « Ce très saint Job, qui pour sa patience singulière à cette nouvelle maladie (que nous appelons ‘maladie de Job’ - istius novi morbi quem Jobiticum dicimus) a mérité d’être fait maréchal par Dieu, souhaite être visité par un pèlerinage particulier dans l’illustre duché de Brabant près de la ville de Louvain dans la localité appelée Weesmalen, où plusieurs par son invocation ont regagné leur santé corporelle. Loué soit Dieu ». Wezemaal est un village à la lisière du Hageland, à mi-chemin entre Louvain et Aarschot. A première vue, rien n’y rappelle la renommée sacrée d’antan. C’était le berceau de la famille noble de Wezemaal qui jouait un rôle important dans l’histoire politique et militaire du duché de Brabant. Mais de leur vaste château rien n’a survécu. Du Moyen Age, seule subsiste la belle église. Deux choses frappent le visiteur: à l’extérieur, la tour énorme, du dernier quart du XVe siècle ; à l’intérieur, on aperçoit que cette église de village compte quatre nefs collatérales. Dans l’une d’elles est exposée une statue ancienne, plutôt modeste, dorée, de saint Job. C’est cette petite statue en bois, miraculeuse, qui au XVe et XVIe siècles attirait chaque année de milliers de pèlerins à Wezemaal et qui a fait de ce village le chef-lieu du culte de Saint-Job aux Pays-Bas. Dans mon exposé, je vous propose d’en découvrir quelques aspects remarquables qui émanent des riches sources aujourd’hui conservées au presbytère, à l’abbaye prémontrée d’Averbode et dans les archives de la famille ducale d’Ursel. La source la plus importante est la série des comptes de l’église qui, avec quelques lacunes, nous ramènent jusqu’en 1473 (quatorze cent septante trois). Un livre multidisciplinaire sur l’histoire de l’église et du culte de Saint-Job est en préparation. Le culte de Job était largement répandu, bien que ce personnage de l’Ancien Testament ne fut jamais reconnu par Rome comme saint officiel. Ce qui n’empêchait pas l’Eglise de présenter Job comme un exemple de patience et de foi indissoluble, préfiguration de la Passion et de la Résurrection du Christ et, partant, prophète de la Résurrection. A côté de cette signification théologique, Job était vénéré surtout comme guérisseur de maladies de peau (mais pas de la peste; j’y reviendrai) et, chose moins évidente, comme patron des musiciens. Sa popularité croissante dès le quatorzième siècle atteignit son apogée à la fin du quinzième et au début du seizième siècle, avec Wezemaal comme foyer aux Pays-Bas. Cherchons d’abord les indices de l’ancienneté du culte à Wezemaal. Avant tout, il convient de remarquer que l’église n’est pas dédiée à Job, mais à Saint-Martin. La première mention du culte date de 1437 (quatorze cent trente-sept). Le sacristain de la paroisse se voyait accorder la moitié des revenus des pèlerins venant y vénérer saint Job, ce qui suggère un pèlerinage important déjà bien en place. Sur la base des caractéristiques stylistiques, la statue déjà mentionnée est datée dans la période quatorze cent- quatorze cent trente – mais une datation dendrochronologique / est à envisager. Aucun document, aucun indice ne renvoie au quatorzième siècle. Reste à voir si la datation traditionnelle du transept méridional (première moitié du quatorzième s.) se révèle exacte : ce transept était « le chœur de Saint-Job », dénomination qui n’est cependant attestée que depuis le seizième siècle. Une étude architecturale approfondie est en cours. Rien ne permet donc de lier le culte de Saint Job à la grande épidémie de peste de treize cent quarante-huit. D’autres saints étaient invoqués contre la Mort Noire, tel que saint Roch. Saint Roch fut d’ailleurs officiellement approuvé comme saint de peste par le Concile de Constance (quatorze cent quatorze-quatorze cent dix-huit), dont le culte ne cessait de croître depuis lors – la période même pendant laquelle saint Job apparaît à Wezemaal, dont l’église d’ailleurs possédait une statue de Saint Roch en quinze cent vingt-trois. Les raisons du culte à Wezemaal nous sont éclaircies par les sources iconographiques du quinzième siècle. D’abord, regardons de près la statue miraculeuse. Elle nous montre Job d’une façon plutôt inhabituelle: comme prophète triomphant, rétabli par Dieu dans toute son opulence. Job est assis, en position frontale. Dans la main droite, il tient le Livre de Job, ouvert, avec les mots « Dieu a donné Dieu a pris ». Le plus remarquable, est un feu brûlant qu’il tient dans la main gauche: symbole extrême de purification. A première vue, c’est le Job tel que voulait le voir l’Eglise. Mais la dorure du manteau et de son couvre-chef sont peut-être des réminiscences de la tradition apocryphe, telle qu’elle était montrée au peuple dans ‘La pacience de Job’, jeu de mystère français qui jouissait d’une grande popularité au quinzième et seizième siècles. Pour la restauration de Job, Dieu dans ce texte lui envoie les trois archanges et les Trois Vertus, Patience, Foi et Espoir. Chaque Vertu fait un don à Job: Patience un habit, Foi une ceinture en or et argent, Espoir un couvre-chef gracieux. La deuxième source iconographique consiste en une série d’insignes et de médailles de pèlerinage de la fin du quinzième et la première moitié du seizième siècle, qui ont été découverts au cours des dernières décennies surtout aux Pays-Bas actuels. Ils nous montrent la défiguration populaire: Job est assis sur son fumier, le corps couvert d’ulcères. La plaque de gale qu’il ofrre à deux musiciens venant le conforter, change en une pièce d’or. Les figures sont encadrées dans une arcature gothique, sous laquelle est attachée une banderole portant les mots « Dieu a donné Dieu a pris ». Insignes et médailles portent, dans la plupart des cas, les armes des barons de Wezemaal, de la famille de Brimeu, ce qui contribue à leur datation. Ces armes sont aussi un indice précieux sur l’origine de ces emblèmes : celles-ci furent façonnées par ordre de la fabrique, donc par la communauté du village, supportée par leur seigneur, comme il apparaît aussi dans les comptes de l’église. On ne voit jamais l’abbaye prémontrée d’Averbode, qui possédait le droit du patronat et dont les chanoines réguliers desservaient la paroisse, jouer un rôle actif dans le culte de Saint Job. Ces insignes et médailles nous présentent Job comme protecteur tant de ceux qui souffrent de maladies de peau que des musiciens. Le lien entre Job et la musique reste obscur. Peut-être ce patronage trouve-t-il ses racines dans le ‘Testament de Job’, texte apocryphe du 1er siècle, où Job même joue de la musique pour ses servants et à la louange de Dieu. Le saint Job de Wezemaal jouissait déjà d’une grande popularité aux environs de quatorze cent septante. En quatorze cent septante trois, plus de 3000 insignes de pèlerinage furent vendus dans l’église. L’afflux des pèlerins fut tellement grand qu’à la deuxième moitié du quinzième siècle, l’église dut être agrandie par deux nefs collatérales supplémentaires pour faciliter la circulation des pèlerins. Les revenus provenant des offrandes et de la vente d’insignes furent tels que la paroisse décida d’ériger une toute nouvelle et imposante tour occidentale, en pierre blanche de Gobertange, travail auquel participa maître Mathieu de Layens, mentionné dans les comptes de l’église de quatorze cent septante cinq, qui avait aussi la charge des chantiers de l’hôtel de ville et de l’ église Saint-Pierre à Louvain. Le culte de Job reçut une nouvelle poussée dans les deux dernières décennies du XVe siècle, pour atteindre leur apogée vers quinze cent (1500). La cause, tant directe qu’indirecte fut la guerre, tant aux Pays-Bas qu’ailleurs. En quatorze cent quatre-vingt huit éclata la révolte en Flandre et en Brabant contre la politique de centralisation de Maximilien d’Autriche. L’année suivante, à l’instigation de Louvain, la nouvelle tour de l’église fut aménagée comme poste de défense contre les troupes allemandes d’Albert de Saxe, qui y mirent simplement le feu pour éliminer ce point de résistance. La communauté et son baron mirent tout en œuvre pour la restauration. En quinze cent et un, le baron Eustache de Brimeu et la fabrique obtinrent du pape, outre une indulgence pour ceux qui visiteraient l’église, le droit de pouvoir affecter les revenus du pèlerinage à la restauration de l’église et à l’achat d’ornamenta. Les années de restauration allèrent de pair avec une grande épidémie européenne de syphilis, répandue par les soldats ayant participé aux guerres d’Italie des rois de France, dès quatorze cent nonante quatre (-1526). La nouvelle maladie fût connue comme ‘mal (des) français’, ‘maladie de Naples’ et, de manière significative, ‘maladie de Job’ comme dans le post-incunable de quinze cent quatorze cité plus haut. Aux environs de quinze cent quinze, le curé de Wezemaal parle de gens lettrés de Louvain et d’Aarschot qui chez lui cherchent un abri contre ‘la maladie de Naples’. Evidemment c’étaient les affectations cutanées provoquées par cette maladie vénérienne / qui mirent en marche un nouveau flot de pèlerins vers le petit village brabançon qui, en quinze cent vingt-six, ne comptait qu’environ 500 habitants. La route vers Wezemaal devenait si importante qu’en quinze cent dix-sept, la ville de Louvain donna ordre au fameux Mathieu Keldermans de placer une statue de Saint Job dans la nouvelle porte vers Aarschot qui, dès lors, fut également appelée ‘Porte de Saint Job’. Mais la renommée de Wezemaal dépassait de loin le Brabant, comme l’attestent les post-incunables dominicains de quinze cent quatorze. Des insignes et médailles de Saint-Job de Wezemaal ont été retrouvés à la côte (Raversijde), aux Pays-Bas et même à Canterbury. Les comptes de l’église mentionnent des pèlerins venant de Geeraardsbergen, Sluis et Delft. En quinze cent dix-huit, un homme de La Haye est guéri miraculeusement. Wezemaal recevait aussi des pèlerinages d’expiation, imposés par Anvers, Courtrai, Liège et même Amsterdam. « Les pèlerins arrivent de toutes les parties du monde », soupire le curé en 1520; ils viennent de plusieurs diocèses et parlent des langues différentes. Les pèlerins étaient issus de toutes les couches sociales, ainsi qu’il ressort de la vente des différents types d’insignes. La plupart consistaient en des emblèmes moulés en étain et en plomb; mais la Fabrique se procurait d’autres types pour les bourses plus remplies: en cuivre, en argent, en argent doré et en or, qui étaient façonnés par des orfèvres renommés de Louvain, Malines et Bruxelles. Le point culminant du culte était la semaine du 10 mai, jour de fête du saint prophète. Les pèlerins se dirigeaient vers le transept méridional, le chœur de Saint Job où, derrière une grille, se trouvait la statue miraculeuse. Un laïc du village y recevait les apports, en argent et en nature. Certains parents apportaient du blé dont le poids égalait celui de leur enfant malade. Le chœur de Saint-Job se couvrait d’ex-voto en cire: des jambes, des bras, mais aussi des figures d’hommes entiers. Après la messe, la statue miraculeuse était portée en procession, sous les chants du curé, assisté par ses deux vicaires, en habit et chape. A l’extérieur, dans la paroi sude de la nef collatérale et du chœur de Saint-Job, on voit toujours les entailles dans la pierre ferrugineuse friable, gravées par les pèlerins désireux de ramener quelque poussière du sanctuaire dont, peut-être, ils faisaient une amulette. Job étant le patron des musiciens (jusqu’au XVIe siècle, quand Sainte Cécile le supplantera dans ce rôle), une attention spéciale fut attribuée à la musique. La messe était accompagnée de musique polyphonique, chantée par 3 chanteurs adultes (maître de chant, alto et basse) et 6 enfants choristes, qui, eux, étaient accoutrés comme des religieux, avec une tonsure, les cheveux courts, une robe rouge et un bonnet. [Les enfants étaient abrités chez des villageois. L’école de chant était une maison en torchis près de l’église]. De plus, la tour était pourvue de quinze cloches, qui probablement formaient un vrai carillon. Le 10 mai, des musiciens venant de Louvain et de Malines, jouaient aussi bien dehors que dans l’église. Outre la musique et le spectacle de la liturgie, il y avait aussi le théâtre : en quatorze cent quatre-vingt et un, des ‘compagnons (…) jouaient le jeu de Saint Job’: indication précieuse et ancienne du jeu de mystère de Saint-Job dans notre pays. La foule disparate affluant à Wezemaal causait des problèmes d’ordre interne , où s’opposaient les intérêts des chanoines d’Averbode et la communauté villageoise. Certains pèlerins apportaient où louaient des prêtres qui chantaient des messes, bénissaient le peuple, allant même jusqu’à recevoir des offrandes et rédiger des certificats de pèlerinage accompli. Ceci naturellement au détriment des revenus du curé. Pour cette raison, on stipula en quatorze cent quatre-vingt que la permission du curé dorénavant était requise. L’attitude de l’abbaye d’Averbode se durcit au début du 16e siècle, refusant tout prêtre étranger, ce qui entraîna des procès devant l’officialité de Liège et le Conseil de Brabant. Mais la communauté villageoise, appuyée par leur baron, obtint gain de cause: le curé ne pouvait refuser que des prêtres non aptes. Le village put ainsi continuer à bénéficier des revenus séculiers que procurait la multitude des visiteurs-touristes. En quinze cent septante neuf (1579) survint une crise longue et grave. En cette année, l’église fut incendiée par les protestants. Pendant plusieurs années, le bâtiment resta en ruine. La fabrique se vit obligée de vendre une partie importante du trésor médiéval à un orfèvre à Liège. La statue de Job fut transférée à Louvain jusqu’en quinze cent quatre-vingt six, mais le culte du saint se poursuivit dans la ville, dans la chapelle qui avait hébergé la statue. La reconstruction de l’église, pendant les années quinze cent nonante / seize cent quinze, visait expressément à restaurer l’aspect gothique du sanctuaire et à renouer avec la tradition. Pendant le dix-septième siècle, le culte de Saint-Job regagnerait un certain niveau, sans néanmoins jamais atteindre l’ampleur des siècles passés.  Saint-Martin figure pour cette raison sur le sceau personnel de quelques curés aux alentours de 1300.  PAGE 2 û#Í„ç ~ âãñ—˜Óäúü&&;8<8Ô<Õ<==>=?=E=F=G=H=K=L=ûóûóûóûèûóûàûóûÚûóûÚûÓÎÇÄǼÇû0JmHnHu0J j0JUmH sH  j0JU H*mH sH 5�\�mH sH j0JUmH sH 6�]�mH sH mH sH 9:6™ ~ Bù{XìPQ€"�"c#&-“.”."2ò5ó5±9²9Ð<Ñ<ýûöööööööööööööööööööööööööödàÔ<>=°­=ýýýÑ<Ò<Ó<Ô<==>=I=J=K=L=úúúøöñööú$a$dà 1�h°‚. °ÆA!°"°#� $� %° iF@ñÿF Standaard ¤<¤<CJ_HaJmHsHtHB@B Kop 1 $¤ð@&5�CJ OJQJ\�mH sH :: Kop 2$@&5�CJOJQJ\�^JVV Kop 3$¤ð5$7$8$9D@&H$5�OJQJ\�^JaJmH sH DA@òÿ¡D Standaardalinea-lettertype6@ò6 VoetnoottekstCJaJ6&@¢6 VoetnootmarkeringH*0@0 Koptekst  Æ9r 2 "2 Voettekst  Æ9r ()@¢1( Paginanummerâ L9ilL9Jÿÿÿÿ9:6™~B ù{XìPQ€�c")“*”*".ò1ó1±5²5Ð8Ñ8Ò8Ó8Ô8=9>9I9M90€€˜0€˜0€€˜0€€˜0€€˜0€€˜0€€˜0€˜0€˜0€€˜0€€˜0€€˜0€€˜0€˜0€€˜0€˜0€€˜0€˜0€€˜0€€˜0€˜0€€˜0€€˜0€˜0€€˜0€˜0€€˜0€˜0€˜0€˜0€€š@0€€ š@0€€ L=!Ñ<L="$K=# !ÿ•€YDKK\\ßßhh±³½Íttll’’ÈÈPP  }³³ÙÙ· · S S c c ? ? … … I I \ \ v v Á Á Ö Ö q ‡ ‹ ‹ ==GGPPŽŽòòþþÛÛˆˆzzÅÅ??^^‰‰Ž˜žžªªÓÓö÷cdˆ–  ¡¡ðð††'',,22{{·ºÉÕæðøuuÜÜ‚ƒˆ‹--¢¢++00EE„„))DD©©ºº^_‘‘™šººììý ''4455@ @ ¨ ¨ ð ð 9!9!L!L!M!M!\!\!¾!¾!á!á!5"5"K"K"#‘#Š$Š$²$´$¸$¸$~%’%g&g&�&Ÿ&¢&Ù&«(«())?)?)T)T)m)m) ) )³)³)Ä)Ä)ð*ð*}+}+ , ,5,5,&-&-2-3-‹-‹-¨-¨-õ-õ- . .a.a.¤.¤.É.É.~/~/00 0 0J0J0K0K0R0R0c0�0ó1ó1þ2þ233+3+3§3§3®3®3Ì3Ì3Ñ3Ñ3&4&4s4s4å4ç4ï4ï455 5 5$5$5F5F5Ê5Ê5Ï5Ö566=6=6`6`6z6z6:7:7v7v7—7—7Ç7Ê7H8T8s8s8¨8±8Ô8=9M98:56˜™}~A B øùz{WXëìOQ�bc""))’*”*!.".ñ1ó1°5²5Ï8Ô8Ö8<9>9J9M9:6͆´È™B … å Ö ˜ Æg²{°¤:mcñ¶#[$Y'µ'”*ì*…,-Á/ó/’0ó1\3‘3Ô8>9J9M9ÿÿ Bart MinnenTC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v3 Bart Minnen~C:\Documents and Settings\Bart Minnen\Application Data\Microsoft\Word\AutoHerstel-versie van Le pèlerinage de Saint Job v3.asd Bart Minnen~C:\Documents and Settings\Bart Minnen\Application Data\Microsoft\Word\AutoHerstel-versie van Le pèlerinage de Saint Job v3.asd Bart MinnenTC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v3 Bart MinnenTC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v3 Bart Minnen~C:\Documents and Settings\Bart Minnen\Application Data\Microsoft\Word\AutoHerstel-versie van Le pèlerinage de Saint Job v3.asd Bart MinnenXC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v3.doc Bart MinnenXC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v4.doc Bart MinnenXC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v4.doc Bart MinnenXC:\Documents and Settings\Bart Minnen\My Documents\JOB\Le pèlerinage de Saint Job v4.doc¤N“M%ÿ „°„Pþư^„°`„Pþ„@„ÀýÆ@^„@`„Àý.„Є0ýÆÐ^„Ð`„0ý..„`„ üÆ`^„``„ ü... „ð„üÆð^„ð`„ü .... „€„€ûÆ€^„€`„€û ..... „„ðúÆ^„`„ðú ...... „ „`úÆ ^„ `„`ú....... „0„ÐùÆ0^„0`„Ðù........¤N“M¤N“Mÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿ@€� � 5K� € L9P@ÿÿUnknownÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿG�‡z €ÿTimes New Roman5�€Symbol3&� ‡z €ÿArial"1ˆðÄ© õˆ&Ï+‰¬ˆÆ8Û.c$ð ´´��r0dŠ9 2ƒðÿÿ=Le pèlerinage de Saint-Job à Wezemaal aux XVe et XVIe siècles Bart Minnen Bart Minnenþÿà…ŸòùOh«‘+'³Ù0¼˜ èô 0 DP l x „ �œ¤¬´ä>Le pèlerinage de Saint-Job à Wezemaal aux XVe et XVIe sièclesae p Bart MinnenartartNormaln Bart Minnen4rtMicrosoft Word 9.0i@^в@Š`>‰‡Ä@^£û¼ŽÄ@bÎXJ“Ä8Û.þÿÕÍÕœ.“—+,ù®0$ hp|„Œ” œ¤¬´ ¼ älcŠ9í >Le pèlerinage de Saint-Job à Wezemaal aux XVe et XVIe siècles Titel  !"#$%þÿÿÿ'()*+,-./012345þÿÿÿ789:;<=þÿÿÿ?@ABCDEþÿÿÿýÿÿÿHþÿÿÿþÿÿÿþÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿRoot Entryÿÿÿÿÿÿÿÿ ÀF0ÃiJ“ÄJ€1Tableÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿ&ïWordDocumentÿÿÿÿÿÿÿÿ"JSummaryInformation(ÿÿÿÿ6DocumentSummaryInformation8ÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿ>CompObjÿÿÿÿjObjectPoolÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿ0ÃiJ“Ä0ÃiJ“Äÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿþÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿþÿ ÿÿÿÿ ÀFMicrosoft Word-document MSWordDocWord.Document.8ô9²q